1er février

Publié le par M.T

Bon, 1er février… Quoi de neuf sur notre planète, délicatement ouatée actuellement ? Rien de bien dramatique, nous sommes en plein hiver, je veux parler du fait qu’il neige, et que cela nous offre de biens jolies photos évanescentes et brouillardeuses. (Que ceci ne nous empêche pas d’être vigilant autour de nous, tout le monde n’ayant pas la chance de pouvoir se blottir autour d’un poêle scandinave design.) Bon, mais ici, jusque là, tout va bien et je parcoure depuis ce matin les news de derrière mon écran en sirotant tranquillement un délicieux café bien chaud et fort quand tout autour de moi semble calme, presque serein.

 

Il faut dire que le mois de janvier vient de s’achever et que nous sommes enfin soulagés des vœux quotidiens d’un Président de la République non candidat avant le 16 mars dont la présence cathodique est tout aussi éreintante pour nous, pauvres téléspectateurs otages (vous avez essayé de zapper, vous, dimanche soir ?),  qu’écoeurante, à l’image grasse et sucrée des galettes à la frangipane qu’il a fallu, pendant toutes ces dernières semaines, ingurgiter de force au risque de passer pour un iconoclaste asocial. « Comment, t’aimes pas la galette ? » « Non, je déteste la galette ! » « ha… »… oui mes chers amis, ha… et je déteste encore plus d’être affublée de cette ridicule couronne royale en papier qui heurte ma sensibilité de citoyenne convaincue et nuit à mon type de beauté. Remarquez, cette année, il y avait une nouveauté. Au cul de la dite galette était collé… un bien étrange et esseulé lacet noir. Oui, vous avez bien lu. Bon, c’est moins immonde qu’un cheveux ou pire, mais quand même, ça questionne. Pourquoi un lacet noir avec la galette ? Pour se pendre ? Pour chausser ses chaussures et nous inciter ainsi à acheter une deuxième galette pour faire la paire ? Ou bien serait-ce un oubli malencontreux du pâtissier ayant changé son pied gauche ou droit et ayant omis de parer pareillement son pied droit ou gauche ? C’est ainsi que muni du dit accessoire, je vins à la boulangerie où profitant d’être en tête à tête avec la patronne, je lui demandais le pourquoi de cette présence insolite mais bien disposée à remettre l’objet du délit s’il s’avérait venir de la boutique et manquant cruellement à l’un de ses employés. Le regard de ma boulangère fut aussi bref qu’éloquent et sa réponse tout aussi surprise qu’étonnée « Ben, pour faire un collier ! »… un collier ?.... « vous avez pas vu ? la fève, elle a un trou alors vous passez le lacet dedans et vous faites un collier, voilà »… voilà… Que n’ai-je pensé à cela plus tôt !? Je balbutiais un remerciement vague, achetais deux traditions au lieu d’une, sans doute pour me faire pardonner mon incurie et sortais de la boutique, le lacet bien tassé au fond de ma poche, me demandant où j’avais bien pu ranger la fève en forme de galoche qui me servirait alors de solitaire.

 

Mais je digresse. Car il y a des choses bien plus importantes dans les nouvelles, ce matin, c’est la condamnation du chauffeur de bus ayant renversé un Vélib’ en 2008. Il faut donc s’attendre à quelques grèves intempestives, la fonction fonctionnaire goûtant peu la notion de responsabilité tout en admettant qu’un peu de marche sur la neige pourrait sans doute être un avant goût plaisant des sports de l’hiver arrivant au grand flocon. Mais le plus significatif reste l’absence de la Mairie de Paris au rang des condamnés pourtant designerice des charmants couloirs enserrant en leur sein un véhicule articulé de 38 tonnes et un deux roues pédalé de 20 kilos. C’est sûr que vu sous cet angle, on pourrait préférer la marche à l’instabilité d’un bicycle mais ce serait alors ignorer qu’il y a bien plus d’accidents de piétons, ceux là même qui osent franchir les dits couloirs de bus en ayant pris soin de laisser passer le vélo mais pensant bien naïvement que le véhicule motorisé lui laisserait alors sa priorité au passage lui étant exclusivement réservé.

 

Ha, nous vivons une époque bien dangereuse. Tiens, je vais rester dans mon bureau, moi, aujourd’hui, sans neige, sans galette, sans bus et sans Sarkozy.

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S
Moi je dis que j'aime la galette et qu'il faudrait que je fasse un tour chez la boulangere ... J'ai plus de lacets !
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M
<br /> <br /> Non, mais une belle couronne qu'il va falloir finir par enlever...<br /> <br /> <br /> <br />
T
M en vais dire deux mots a Helene......
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M
<br /> <br /> Heu ?... zut, faut que je me relise...<br /> <br /> <br /> <br />