Le choix du peuple

Publié le par M.T

Le choix du peuple

En ce week-end de Pâques, quelques réminiscences de quand j’étais petite et que, pas grande, j’allais au catéchisme me reviennent...

Il y a deux millénaires, un prédicateur juif était arrêté. Les causes en sont encore obscures mais en gros, le gaillard n’avait rien fait de mal si ce n’est prêcher l’amour, la concorde, et s'énerver un brin pour qu’on arrête de donner de la thune à Dieu, argent qui ne fait, en fait, que la fortune des grands prêtres. On connaît la suite. Le juif fut embrassé par un Judas fan de lentilles, puis mis en examen et envoyé devant un tribunal de grande instance. Il fut alors jugé par un procurator (rien à voir avec Jurassic Park) du nom de Ponce Pilate (homme craintif donc cruel, selon Wikipedia). Le dit Pilate, donc, ne comprenant pas au fond ce qu’on avait à reprocher au gaillard chevelu (si ce n’est une bonne dose de mégalomanie à se faire appeler le Roi des Juifs), décida de s’en remettre au peuple, en lui laissant le choix, qui d’un bandit ou de ce Jésus, on allait absoudre. Un référendum fut engagé, l'ami Pilate étant persuadé que le bon peuple choisirait le prédicateur juif innocent. Dans sa grande certitude d'homme avisé, il refusa donc de donner la moindre consigne et se lava les mains du jugement. Manque de chance pour le mégalo chevelu, le Ponce perdit son pari. Le petit Jésus devenu grand fut donc crucifié. Le peuple avait parlé.

Alors permettez-moi d’utiliser aujourd’hui cette parabole.

Ceux qui aujourd’hui n’appellent pas à voter Macron en laissant les électeurs libres de leur choix agissent comme un Ponce Pilate. Une machine à s’en laver les mains pour ne pas ternir une politique toute politicienne. Persuadés que de toutes façons, le bon peuple saura ce qu’il faut faire en décryptant le message subliminal « Je te dis pas ce que je fais, fais comme si je te l’avais dit ». Mais qu’on ne s’y trompe pas. La responsabilité des « ni Macron, ni Le Pen » sera à l’aune de leur lâcheté. Du non-sens de leur décision « Déjà, si on n’a ni l’un, ni l’autre, dimanche prochain, on fait quoi ? ». Et du déni démocratique qu’ils manifestent : voter, c’est aussi accepter le résultat même celui qu’on n’a pas choisi. C’est ainsi. Autrement, cela s’appelle une dictature.

Ça, c’était pour la partie « arrêtez de déconner, l’heure est grave ».

Maintenant, j’aimerai passer un message plus personnel. 

Ceux qui confondent Marine Le Pen avec Emmanuel Macron se trompent.

Ceux qui veulent « essayer l’extrême-droite » se trompent.

Ceux qui ne veulent « ni Le Pen – Ni Macron » se trompent.

Ceux qui veulent s’abstenir « parce que ça ne sert à rien » se trompent.

Ceux qui en ont « marre de voter contre » se trompent.

Ceux qui soupirent que « ma voix ne sert à rien » se trompent.

Ceux qui clament « que Marine Le Pen est une démocrate » se trompent.

Ceux qui pensent que « Marine le Pen n’est plus d’extrême-droite » se trompent.

Ceux qui osent « tous sauf Macron » se trompent.

Ceux qui n’ont pas lu le programme de Marine Le Pen se trompent.

Ceux qui mettent une cuillère d'huile dans l'eau des pâtes se trompent. (juste pour voir qui suit...)

Ceux qui pensent qu’il « faut sortir de l’Europe » se trompent.

Ceux qui pensent que « la France isolée sera plus forte » se trompent.

Marine Le Pen est et restera Marine Le Pen. S'abstenir, c'est lui donner raison.

Alors s'il vous plait, s'il vous reste un fond d'âme républicaine, dimanche, allez voter !

 

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