Aux Pays Libres, les amis de la Démocratie.

Publié le par M.T

Aux Pays Libres, les amis de la Démocratie.

Jeudi 24 février 2022. C’est une bien triste journée qui commence pour les amis de la démocratie. Car aujourd’hui, nous en enterrons l'un de ses principes fondamentaux : la droiture. Je vous l’accorde, cela fait un moment qu’elle agonisait d’une longue maladie et elle avait déjà un pied sous terre mais quand même. Moi, elle me manque déjà.

Et qui nous en donne le premier exemple ? Poutine. Qui n'est certes pas un chantre de la Démocratie ni de droiture... Mais qui nous jure depuis des semaines, une main sur le cœur, qu’il déplace ses troupes pour de simples exercices. Qu'il va bientôt les renvoyer à la maison. Et que, quoi qu'il arrive, il recherchera toujours une sortie diplomatique dans ses bisbilles avec l’Ukraine. Tout ça pour l’envahir dans la nuit. Et pas qu’au Donbass, non. Sur tous les fronts de l'Est. On aura fait mieux comme preuve de sincérité et d’honnêteté.

Alors pourquoi autant d'attrapes mouches ? Pour annexer purement et simplement l'Ukraine en loucedé, l'air de ne pas y toucher ? Sans doute. Mais comme Poutine ne peut pas le reconnaître (à chacun son égo) il nous jure, la main toujours accrochée au cœur, qu'il n'en fera rien. Et que ces troupes ne sont envoyées que pour défendre les séparatistes (entendez là, les pro-russes) (qui jusque là ne faisaient pas grand bruit) mais surtout, pour « dénazifier » le pays. Dénazifier... Nouveau terme de vocabulaire à nous mettre dans nos petites têtes et dont la définition serait : Bouter le nazi hors l’Ukraine. Tiens donc ? On ne les avait pas vus venir ceux-là. Des nazis en Ukraine ? Diable ! Auraient-ils des armes de destruction massive eux aussi ? Et qui va venir sauver l’Ukraine de ces vilains nazis ? Des démocrates de pays libres ? Pas exactement... Plutôt de valeureux néo-tsaristes qui pleurent Staline et voudraient bien réinstaurer la grandeur d’antan de l'Empire Russe et de l’URSS bolchévique enfin réconciliés.

Besoin d’un petit rappel historique pour comprendre tout ce méli-mélo ?

On a donc la Russie d'un côté avec ses tsars (ne pas lire stars) : Ivan le Terrible, tsar de toutes les Russies... Pierre le Grand... Je ne vous les cite pas tous et toutes (oui, il y eut des femmes) parce que c'est un vrai annuaire. L'Empire russe ayant été parmi les trois plus grands empires sur terre. (Je vous laisse chercher les deux autres, il faut bien que vous bossiez un peu).

De l'autre côté l'Ukraine : Un peu ballotée entre l'Europe et la Russie ayant le malheur de se trouver entre les deux. Elle est tantôt indépendante, tantôt affilée aux russes. Jusqu'en 1919 où elle est envahie par l'Armée Rouge et ramenée dans le giron soviétique pour devenir l'un de ses greniers. (Oui, comme la Bretagne pour la France)

C'est là qu'apparait Staline (1878 – 1953) (c’est après Lénine, leader du courant Bolchévik : lutte des classe et dictature du prolétariat.) Staline instaure un régime totalitaire en s’appuyant sur une bureaucratie oppressante. Il collectivise les terres agricoles. Ce qui provoque une chute massive de la production. Parce que les paysans, pas très dociles, mettent moins d’ardeur à travailler une terre qui ne leur appartient plus et préfèrent tuer leur cheptel plutôt que de le filer gratos à l’État. Oui, ils sont comme ça les russes. Et qui dit moins de blé, moins de vache, dit plus de famine.

Et devinez dans quelle région ce mouvement fut le plus marqué ? En Ukraine.

Tiens donc… Notre Raspoutine, pardon Poutine, ne tiendrait-il pas là la revanche stalinienne sur ces traitres inféodés d'ukrainiens ? Et, par la même occasion, la possibilité d'endosser le manteau de Tsar de toutes les Russies en regroupant, par nostalgie, son Empire ? Vous commencez à comprendre ?...

En même temps, ce n’est pas moi la spécialiste.

Allez, pour se détendre un peu, revenons en France.

Ou cela ne va pas beaucoup mieux...

Parce que chez nous aussi, la démocratie prend l’eau de toute part. On n'enterre pas. Non. On disperse les cendres dans la flotte, parce que sous le tapis, la poussière, ça finit toujours par se voir. Sauf que là aussi, la « droititude » en a pris un coup. Mais que se passe-t-il donc ?

Et bien figurez-vous qu’en France, selon une enquête de Libération, on peut voter aux primaires LR si on est un chien, un inscrit « à l’insu de son plein gré », mieux, un mort. Et la non moins candidate Pécresse de clamer haut et fort que toutes ces assertions ne sont que billevesées. Ah oui ? J'ai pourtant le vague souvenir de certains électeurs fictifs à la Mairie de Paris sous Chirac. Mais aussi sous Tiberi. Grande tradition républicaine (RPR, UMP, LR) que de faire voter des fantômes. 

Le navire coulant avec ses cendres, courageux mais pas téméraires, certains LR ont décidé d’envoyer leur parrainage à Zemmour (Ne vous inquiétez pas, je vais vous en parler bientôt), les mêmes allant jusqu’à affirmer qu’en cas de second tour entre Macron et Zemmour, ils voteraient Zemmour. Ah bon ? Je croyais que parrainage ne valait pas soutien ? En même temps, je vous fiche mon billet que si il y avait un second tour « Pécresse/Zemmour » ils voteraient pareil…

Bref, la droite se droitise. Et n’hésiterait plus à donner sa voix à un ex-commentateur de chez Ruquier. Imaginons les prochaines élections quand sera venu le temps d’Hanouna… Non parce que j’ai l’impression qu’il y a de sérieux candidats chez lui.

Bref. Tout ça commence mal.

 

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