Passe sanitaire : du contrôle à l'hystérie.

Publié le par M.T

Passe sanitaire : du contrôle à l'hystérie.

Et si nous faisions preuve d’imagination ?… Voire d’anticipation ?

Alors voilà. On arrête de vacciner. On arrête de contrôler. On arrête de tester. Par la même occasion, on pourrait aussi arrêter de soigner. Les plus faibles mourront. Les autres survivront. Parfois aves des séquelles mais c’est leur problème. On dégraisse le mammouth et cette fois, plus personne pour s’en plaindre.

Ensuite, on renvoie le gouvernement. On arrête Macron, ce grand despote devant l’Éternel ainsi que ses sbires ministériels. On dénonce leur dictature et leur tentative de créer un apartheid pire que les rêves les plus fous du régime nazi. Au vu de leurs exactions, ils seront jugés par une cour d’exception, à l’image de celle Nuremberg, pour complots et crimes contre l’Humanité. Je ne préjuge pas de leur condamnation mais à mon avis, s’ils échappent à la lapidation, je leur conseille d’aller jouer au Loto dans la foulée.

Maintenant, qu’est-ce qu’on fait après ? A dépeindre Macron tel un Kim Jung-Un européen, solitaire tyran, mugissant soldat qui vient, jusque dans nos bras, égorger nos fils et nos compagnes, je me demande bien qui pourrait alors le remplacer. Non, c’est vrai, la barre est haute. Qui avons-nous en active aujourd’hui ? Philippot ? Zemmour ? Ciotti ? Difficile de croire que ces gars là ne puissent jamais embrasser une politique bon enfant, délicatement souveraine et d’un protectionnisme guilleret, pour accompagner le Peuple et sa populaire popularité. Même Mélenchon n’y croit plus qui, comme l’eau d’un lavabo qui l’est pas beau, sombre vers des profondeurs insondables, même par l’Ifop. Pareil pour nos ex-socialistes, aux abonnés absents depuis le passage des nains fossoyeurs, les camarades Jospin et Hollande. Faudrait-il alors aller piocher l’élu dans cette droite centriste qui se veut « éclairée », même si trop souvent au gaz ? Bertrand ? Pécresse ? Ou encore aller le glaner dans la prairie foisonnante des ondulations écologistes où chacun se veut plus vert que l’autre, sans être forcément plus ouvert ?

Vous aurez compris, le casting n’est pas bien alléchant.

Bref, comme je ne vois personne – et pourtant je cherche ! – de moins dictatorial que ce gouvernement présent, je crois qu’il faudrait ne plus être gouverné du tout. De toute façon, au vu du délitement de la société actuelle, plus personne n’ira voter et tout le monde restera « contre ». La posture étant d’apparaître comme un résistant qui résiste au sein d’un tout-venant politique et de se balader dans les rues et venelles de notre douce France le samedi après-midi avant d’aller faire ses courses à Auchan. Sans oublier d’arborer l’étoile jaune de l’infamie tout en criant « Qui ? », sotie des temps modernes qui permet de crier « morts aux juifs » en toute impunité tout en revendiquant leur héritage. (Oui, je sais, c’est parfois difficile à suivre…). Reste que le mode « résistant » actuel n’inclue pas d’être courageux ni téméraire. Juste vociférant et un poil imprécateur. Et ça, tout le monde sait faire.

Donc, nous voilà sans gouvernement ni gouvernant, surfant avec sensualité sur les vagues de la liberté retrouvée sans plus personne pour nous dire quoi et comment faire. A part peut-être le Peuple Populaire - parce qu’il faudra bien que quelqu’un s’y colle - qui, au sein de comités, sera chargé de créer et de faire appliquer les nouvelles lois révolutionnaires. Le tout dans un fougueux feu d’artifices coloré, où se mêleront le jaune gilet au blanc catholique ; le marron rouge au bleu marine ; le vert pomme aux idées noires. Belle unité en perspective.

Mais cela calmera-t-il pour autant les ardeurs de nos néo-résistants ? Je n’en suis pas si sûre. Parce que, quand on est réfractaire à tout, il y a des chances de ne s’entendre sur rien. Nos comités défileront bientôt les uns contre les autres et finiront bien par se foutre sur la gueule sans plus personne pour les arrêter, puisqu’ils auront eux-mêmes, en première instance, renvoyé les compagnies de CRS à la surveillance des baignades et des colonies de vacances.

Mais alors, quand il n’y aura plus rien, plus de gouvernant, plus de gouvernement, plus de structure, plus d’État, plus d’éducation, plus de protection, et plus de Peuple, qu’adviendra-t-il de notre beau pays ? Il restera sûrement pendant longtemps un désert, au mieux une jachère d’où émergera, dans l’impatience des foules déboussolées, le Sauveur.

Ah… Le Sauveur…

Il sera Fort. Autoritaire. Solitaire. Il aura le charisme nécessaire pour allumer le feu des foules et, tel le plus brillant et sagace des joueurs de flûte, il saura les mener à sa suite, vers une destination que lui seul connaitra, un destin dont lui seul décidera et qu’embrasseront, aveugles mais enamourés, nos néo-résistants essoufflés et asservis. Enfin plus de choix à faire, plus de décisions à prendre, plus d’avis à donner. Plus de confusion. Il suffira d’obéir.

A force de crier au loup, le Vrai Dicteur sera alors en place et tous n’auront plus qu’à s’en remettre à lui.

Tous ?... Là encore, je n’en suis pas sûre. Parce que surgiront alors de ces brumes tourmentées, portant haillons et guenilles, les vilipendés, les insultés, les méprisés. Ceux qui, pour bien faire, par devoir, pour le service de la communauté, bref, par civisme, avaient accepté tant de choses (confinement, vaccination, passe sanitaire) dans l’espoir que cette abnégation suffise à sauver le plus grand nombre. En acceptant l’idée que la science est affaire de sachants. Qu’un vote est toujours plus utile que toutes les vociférations. Que le « collabo » n’est pas celui qui lutte, avec son gouvernement, contre l’ennemi, le covid, mais bien celui qui abandonne le territoire à l’invasion en faisant fi du danger qu’il fait courir à la population. Enfin ceux pour qui la bienveillance n’est pas une affaire de posture ni de convenance personnelle. Mais de bonne volonté.

De nouveaux résistants ? Non. Plutôt des résilients. Une simple armée de pacifistes portant en étendard l’éloge de la démocratie, source la plus vivante du bonheur des uns quand elle existe dans le respect des autres.

Ceux là-même qui n’auront pas oublié que, sur nos frontons républicains, Liberté, Égalité, Fraternité sont un tout indissociable, comme la république est indivisible. Que pour être libre, il faut être égaux. Et que pour être égaux, il faut d’abord être fraternel.

Et si on gagnait du temps ?

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